Quelques mots sur la lutte "anti-sectes"...

"Nous sommes le dimanche 1er juillet 2012. Il est 8 heures 45. Je me démène pour promouvoir l’action de ma nouvelle association. Je ne dénigre pas le rôle des Associations de Défense des Familles et de l’Individu – A.D.F.I. -. Elles apportent aide et réconfort aux victimes des groupes sectaires dangereux. J’aurais pu envisager de les rejoindre à nouveau si je n’avais pas le sentiment qu’elles défendent par trop l’église catholique. Durant la période où j’ai été responsable de leur antenne à Angers, entre 1992 et 1996, j’y ai rencontré pas mal de « grenouilles de bénitier « , qui semblaient simplement défendre leur « paroisse » et refusant tout dialogue avec les adeptes des associations ou organisations reconnues sectaires. Je m’y sentais mal à l’aise. Le « combat anti-sectes » comporte à mon avis la confrontation des idées et pas seulement la stigmatisation de comportements « déviants » ou considérés comme « loufoques », en particulier dans les mouvements d’inspiration « New Age ». Le fait de manger le corps du Christ et de boire son sang chaque dimanche ne relève t’-il pas d’une morbide interprétation du dernier repas du « messie » ? N’existe-t’-il pas dans la « confession » une forme de manipulation mentale visant à briser des désirs qui peuvent être nobles ? La lutte contre les sectes ne peut être que non confessionnelle et ne faire appel qu’à la raison, qui peut être capable d’expliquer et de transformer le monde. Thomas d’Aquin lui-même ne prônait-il pas le rôle de l’intelligence comme pouvoir donné à l’homme pour éclairer son existence ?"
Yves Matthieu Damon, président de "Combat pour le Libre Arbitre" (C.L.A.).



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